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Dimanche 22 janvier 2006
Vous voulez un tatouage mais vous avez peur d'avoir mal ? .... Votre tatoueur ou une personne de votre entourage vous conseille de mettre de l'EMLA... L'EMLA c'est quoi ??

Source : doctissimo.fr
 
Molécule(s) Lidocaïne
Prilocaïne
Classe thérapeutique Anesthésique local
Laboratoire(s) AstraZeneca
Indications EMLA est utilisé, sur une muqueuse ou une peau saine, pour prévenir la douleur provoquée par une prise de sang, une piqûre ou un acte chirurgical superficiel.
Informations pratiques Délivré seulement sur ordonnance.
Mode d'action Le mélange de ces deux anesthésiques à liaison amide agit en bloquant la conduction nerveuse.
Effets secondaires Les effets secondaires sont principalement locaux : rougeurs, pâleur, prurit, brûlure. Exceptionnellement, des allergies ont été décrites.
Particulièrement chez l'enfant et à forte dose, EMLA peut entrainer des modifications sur l'hémoglobine, la rendant inapte au transport de l'oxygène dans le sang (méthémoglobine).
Contre-indications /
Précautions d'emploi
EMLA est contre-indiqué en cas d'allergie à l'un des constituants, en cas de méthémoglobinémie congénitale ou de porphyrie.
Ne pas administrer chez l'enfant de moins d'un an sans un contrôle médical.
EMLA ne doit pas être appliquer sur l'oeil ou à proximité de l'oeil, ni dans l'oreille si le tympan est lésé.
EMLA ne doit pas être appliquer avant l'injection de certains vaccins.
En cas de grossesse ou d'allaitement, n'appliquez EMLA que sur avis médical.
Interactions
médicamenteuses
L'association de EMLA avec les sulfamides, la dapsone, le métoclopramide, le paracétamol et les autres anesthésiques locaux est déconseillée.
Surdosage L'application d'une dose massive peut entrainer un surdosage, surtout chez l'enfant. Dans ce cas ou en cas d'ingestion, contacter immédiatement le SAMU ou les pompiers ou le centre antipoison le plus proche.

Source : tatouagedoc.net
Bien vivre la douleur
Il existe quelques traitements médicamenteux, mais rappelez-vous que la plupart d'entre eux doivent être utilisés sous contrôle médical. Je pense notamment à l'Emla® (crème ou patch), utilisé -en France- par certains tatoueurs... Il s'agit d'un anesthésique local, délivré sur ordonnance. Le recours à un tel produit est à déconseiller pour plusieurs raisons :
*il est conçu essentiellement en prévention de la douleur pour des actes tels que prise de sang, piqûre, pose d'un cathéter, ou actes chirurgicaux superficiels, donc pour des surfaces le plus souvent très réduites (moins de 10 cm2) et ne doit pas être utilisé pour des grandes pièces ;
*hors du contexte médical, son utilisation est fastidieuse : la crème doit être appliquée 1 heure avant l'acte, l'effet anesthésique étant “optimal” 2 heures après l'application. Au-delà l'effet diminue et disparait 4 heures après l'application. Ces durées varient bien entendu en fonction de la dose appliquée et de l'épaisseur de la peau. Et lorsque l'effet anesthésique disparait... la peau devient encore plus sensible ;
*il est indispensable de bien connaitre les contre-indications, les précautions d'emploi, les interactions médicamenteuses, ainsi que les risques en cas de surdosage ;
*plusieurs tatoueurs ont constaté une nette modification de la peau, occasionnant une gêne pour leur travail, et des conséquences non négligeables sur l'aspect des couleurs après cicatrisation...

L'homéopathie peut éventuellement constituer un bon compromis. Dans des cas rares et extrêmes (séances de plusieurs heures de travail), il arrive que des tatoueurs aient recours à la morphine : mais en aucun cas ce n'est à lui de procéder au dosage et à l'injection ou l'ingestion !!! (cela relèverait de l'exercice illégal de la médecine... ou du trafic de stupéfiant).

Le meilleur remède reste le mental. Un moyen de limiter la douleur consiste à maintenir ses muscles entièrement détendus tout au long de l'exécution. Le stress individuel exerce par ailleurs une grande influence, tant sur la douleur que sur la facilité de prise de la couleur durant la réalisation du travail. Mieux vaut donc éviter de se faire tatouer en période de nervosité extrême.
Dès le soir précédent la séance, ni aspirine, ni alcool : ces derniers fluidifient le sang et accentuent le saignement de la zone à tatouer... Ce n'est pas forcément douloureux mais cela peut gêner le travail du tatoueur... Par extension, ne prenez aucune substance psychotrope (médicaments, drogues douces ou autres), tout simplement pour être parfaitement clair pendant la séance...

A l'attention des novices, sachez que le tatouage par un dermographe (le plus répandu) est bien moins douloureux que le piquage manuel, qui suscite encore - à nouveau ? - l'intérêt d'un nombre important de tatoueurs et de tatoués de tous les continents. Les séances de tatouage “à la main”, spectaculaires, intriguent et fascinent toujours, mais sont particulièrement longues et douloureuses...
Dans le cas du dermographe, la douleur, intense dès les premiers coups d'aiguilles, s'atténue au bout de quelques minutes grâce à votre endorphine - substance sécrétée par le cerveau et présentant les propriétés antalgiques de la morphine -, pour redevenir assez insupportable si la séance dure plus de 3 ou 4 heures...


En gros NON A L'EMLA ... un tatouage ca se mérite
Par Evanescence83 - Publié dans : Tatouages
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